Le doctorant et analyste politique Van Mutoka a réagi jeudi à la conférence de presse du président Félix Tshisekedi consacrée notamment au débat sur une éventuelle révision de la Constitution, estimant que les critiques actuelles relèvent davantage d’un rejet de la personne du chef de l’État que du fond du débat institutionnel.
Dans un message publié sur son compte X, Van Mutoka a rappelé que certains acteurs politiques ayant soutenu par le passé un éventuel retour de l’ancien président Joseph Kabila au pouvoir, malgré les limitations constitutionnelles, s’opposent aujourd’hui à l’ouverture des discussions sur une réforme constitutionnelle évoquée par Félix Tshisekedi.
« Le problème, ce n’est pas le changement de Constitution ou le troisième mandat. Le problème, c’est la personne qui le dit qui dérange », a-t-il écrit.
Selon lui, les débats autour d’une révision constitutionnelle devraient pouvoir se tenir dans un cadre qu’il qualifie de « scientifique », sans passion politique ni considérations personnelles.
Van Mutoka estime également que les critiques visant le président Tshisekedi s’expliqueraient par « l’échec de tous les coups d’élimination et de renversement » dirigés contre lui, dénonçant ce qu’il considère comme une hostilité politique persistante.
Lors de sa conférence de presse mercredi à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi s’est déclaré disposé à briguer un nouveau mandat « si les Congolais le demandent », tout en affirmant qu’aucune révision constitutionnelle ne pourrait intervenir sans consultation populaire par référendum.

