RDC : le LGD dénonce la détention de l’ex – ministre Pascal Isumbisho par le Conseil national de cyberdéfense

Le regroupement politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) et ses alliés ont dénoncé mardi la « détention arbitraire » de Pascal Isumbisho, ancien ministre de la Fonction publique et conseiller de l’ex-Premier ministre Augustin Matata Ponyo, au Conseil national de cyberdéfense (CNC), qu’ils considèrent comme une « manœuvre politique » visant à « intimider » l’opposition.

Dans un communiqué publié lundi soir, le LGD affirme que le professeur Isumbisho, l’un des membres fondateurs du regroupement, avait répondu le 9 septembre à une invitation émise par le Conseil national de cyberdefense (CNC).

L’audition, prévue à 13h00, s’est soldée par sa rétention immédiate « sans éléments clairs ni raisons précises portées à la connaissance de sa famille ».

Le regroupement exprime son « indignation » face à ce qu’il qualifie d’« atteinte grave à l’État de droit », estimant que cette détention illustre une « dérive autoritaire » destinée à « affaiblir les voix dissidentes » et à « entraver l’action politique » des proches de Matata Ponyo, ancien chef du gouvernement et figure de l’opposition depuis sa condamnation jugée « inconstitutionnelle » par ses partisans.

« Nous dénonçons une manœuvre politique visant à intimider les membres de l’opposition », écrit le LGD, qui accuse les autorités de chercher à réduire l’espace démocratique.

Selon le texte, l’arrestation de M. Isumbisho traduit une instrumentalisation des institutions judiciaires et administratives dans le but de museler les collaborateurs de Matata Ponyo et d’empêcher leur regroupement de mener librement ses activités.

Le LGD et ses alliés exigent la libération « immédiate et sans condition » de leur membre fondateur et tiennent les autorités judiciaires et politiques responsables de « toute atteinte à son intégrité physique et morale ».

Ils préviennent que toute détention prolongée de M. Isumbisho constituerait un précédent dangereux et fragiliserait davantage la confiance dans les institutions.

Dans son communiqué, le regroupement exprime également leur solidarité avec l’épouse et les enfants du professeur Isumbisho, tout en annonçant leur détermination à rester mobilisés.

Il se réserve le droit, précisent-ils, de recourir à toutes les voies légales afin de « faire entendre leur voix » et de « défendre leurs membres ».Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi aux accusations du regroupement.

Le Conseil national de cyberdéfense, placé sous la supervision de la présidence de la République, est officiellement chargé de veiller à la sécurité numérique du pays, mais ses convocations répétées d’opposants suscitent régulièrement des critiques de la société civile et de l’opposition.

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