En République démocratique du Congo (RDC), l’opposant Jean – Marc Kabund, ancien chef du parti présidentiel (NDLR … UDPS) trace sa voie. Libéré il y a 4 mois après avoir purgé une partie de sa peine de prison, il a signé sa rentrée politique en lançant la coalition de la gauche congolaise hier (mercredi) à Kinshasa. Une plateforme des micro partis et mouvements d’opposition avec pour but principal de signer la rupture avec le système politique en place.
L’opposant a dressé un sévère réquisitoire contre l’ensemble de la classe politique congolaise, appelant à une « rupture radicale » avec le système en place qu’il qualifie, je cite, de « prédateur, corrupteur et fossoyeur des espoirs du peuple congolais ».
« Nous avons tenté de transformer ce système de l’intérieur cependant nous nous sommes heurtés à une résistance farouche de ce système incapable de se départir des valeurs. La solution se conjugue en un seul mot : la rupture », a-t-il déclaré.
Sous les ovations de centaines de militants, Kabund a présenté la CGC comme une alternative politique « antisystème », porteuse d’un projet de société fondé sur les valeurs de la gauche.
Il considère sa plateforme comme, je cite encore, « une déclaration de guerre à l’ordre ancien ».
Pour désamorcer la crise sécuritaire, l’opposant prône un double dialogue : entre Kinshasa et Kigali sous la supervision de la communauté internationale et un dialogue national inclusif entre Congolais pour restaurer la cohésion nationale.
Il a mis en garde Felix Tshiskedi, l’appelant à procéder sans délai, à la libération des prisonniers politiques civils et militaires, la fin de l’instrumentalisation de la justice, et la convocation d’un dialogue « avant qu’il ne soit trop tard ».

