Les troupes de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont amorcé mardi leur retrait de la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), contrôlée par les rebelles du M23 depuis trois mois, a constaté votre média.
Un convoi composé d’au moins sept camions militaires escortés par la police rwandaise a franchi la frontière via la Grande Barrière, principal poste entre la RDC et le Rwanda. Des images relayées par des médias locaux montrent des blindés et des équipements militaires entrant sur le territoire rwandais.
Le retrait, qui n’a pas été officiellement annoncé par Kinshasa, la SADC ni les rebelles, a été négocié avec le M23 et l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), leur bras politique, selon un porte-parole de la SADC joint par l’AFP.
Déployées depuis décembre 2023 pour soutenir l’armée congolaise face à l’avancée des rebelles, les forces de la SADC – essentiellement sud-africaines, malawites et tanzaniennes – comptaient jusqu’à 1 300 hommes.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a déclaré sur le réseau social X que Kigali avait « assuré le passage sûr et l’escorte » des troupes vers la Tanzanie. Il a qualifié leur retrait de « pas positif pour le processus de paix ».
Les troupes s’étaient repliées depuis février dans une base de la Mission de l’ONU (Monusco) après la prise de Goma. Accusées par les rebelles d’avoir participé à une attaque avec des milices pro-gouvernementales le 14 avril, elles avaient été sommées de quitter la ville.
Sept soldats de la SADC ont été tués dans les affrontements.

