L’armée congolaise a appelé vendredi les combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé rwandais actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), à déposer les armes et à se rendre « sans condition » aux autorités ou à la mission de l’ONU (MONUSCO), en vue de leur rapatriement vers le Rwanda.
L’appel figure dans un communiqué signé par le porte-parole de l’état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC), le général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain.
Il intervient dans le cadre de la mise en œuvre de l’« ordre opérationnel » adopté le 1er octobre par le Comité conjoint de supervision de l’accord de Washington, conclu entre la RDC et le Rwanda sous la médiation des États-Unis.
Les FARDC demandent également aux populations vivant dans les zones où opèrent les FDLR de « se désolidariser » de ces rebelles et de les encourager à se rendre. En cas de refus d’obtempérer, l’armée congolaise prévient qu’elle procédera à leur désarmement « par contrainte ou par usage de la force ».
L’état-major rappelle aussi l’interdiction faite aux militaires congolais de collaborer, « d’une manière ou d’une autre », avec les FDLR, sous peine de sanctions sévères.
Les FDLR, composées de rebelles hutus rwandais installés en RDC depuis la fin du génocide de 1994 au Rwanda, sont accusées de violences contre les civils dans l’est congolais. Le Rwanda les considère comme menace pour ses frontières.

