Le président congolais Félix Tshisekedi a ordonné un renforcement des mesures de sécurité à Kinshasa face à la multiplication d’alertes de kidnapping et à une série d’attaques armées signalées ces dernières semaines dans la capitale, a indiqué le gouvernement à l’issue du Conseil des ministres.
Selon le compte rendu de cette réunion, le chef de l’État a été saisi des « préoccupations de la population faisant état d’une résurgence préoccupante des enlèvements » dans la plus grande ville du pays.
À ces signalements s’ajoutent des attaques nocturnes perpétrées par des bandits armés dans certaines résidences privées, parfois lors de tentatives de cambriolage, qui alimentent un climat de peur et d’insécurité parmi les habitants.
Dans l’un des incidents récents, un nourrisson a été tué par balle dans la nuit de lundi à mardi lors d’une tentative de cambriolage dans la commune de N’sele, en périphérie de Kinshasa, selon des sources locales.
Face à cette situation, le président Tshisekedi a instruit les ministres de l’Intérieur et de la Défense de mobiliser l’ensemble des services de sécurité et de renseignements, civils et militaires, afin d’intensifier les opérations de traque et de démantèlement des réseaux criminels.
Le gouvernement devra notamment renforcer les patrouilles de jour comme de nuit, accroître la présence dissuasive des forces de sécurité dans la capitale et déployer des postes de police dans les quartiers les plus isolés ou exposés.
Les autorités ont également annoncé la mise à disposition de numéros verts permettant aux citoyens de signaler rapidement tout mouvement suspect et de renforcer la collaboration entre la population et les forces de sécurité.
Le ministre de la Justice a par ailleurs été chargé, en coordination avec le Conseil supérieur de la magistrature, de veiller à ce que les dossiers liés à ces crimes soient jugés rapidement, notamment à travers des audiences publiques ou foraines destinées à infliger des sanctions « exemplaires et dissuasives ».
Toutefois, selon le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, l’examen par la police de 18 cas présumés d’enlèvements signalés depuis le 23 janvier montre que plusieurs d’entre eux relèveraient davantage de rumeurs que de faits avérés.
Les autorités ont ainsi mis en garde contre la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux et appelé la population à la vigilance.


