Infrastructures, sécurité, modernité : la triple clé proposée par Junior Katende contre l’insécurité en RDC

Face à l’insécurité persistante qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et affecte, à des degrés divers, l’ensemble du territoire national, une nouvelle approche met l’accent sur le rôle stratégique des infrastructures dans la construction de l’État et la restauration durable de la sécurité.

Selon cette analyse, portée notamment par l’expert en bâtiment et travaux publics Junior Katende, les violences armées, la criminalité urbaine et la difficulté de contrôle du territoire trouvent en grande partie leur origine dans l’absence de planification urbaine, le déficit de cartographie fiable et le manque d’infrastructures modernes. Une situation qui, selon lui, fragilise l’action de l’État et expose les populations civiles.

Dans de nombreuses villes congolaises, l’urbanisation est qualifiée d’inexistante ou de défaillante. Des quartiers se développent sans plan directeur, sans voiries adaptées, sans systèmes d’assainissement et sans espaces publics structurés. Ce désordre urbain favorise, d’après les experts, la criminalité, l’insalubrité et les inondations récurrentes, tout en compliquant l’intervention des forces de sécurité et des services de secours.

À cela s’ajoute l’absence ou l’insuffisance d’une cartographie nationale actualisée. Sans données géographiques précises, il devient difficile de coordonner efficacement les forces de défense et de sécurité, de surveiller le territoire ou encore de planifier la construction d’infrastructures essentielles telles que les routes, les hôpitaux et les écoles.

Dans ces conditions, l’État peine à exercer pleinement sa souveraineté et à assurer la protection de ses citoyens.

Pour répondre à ces défis, Junior Katende propose une stratégie fondée sur la construction d’infrastructures modernes et durables, conçues comme un levier central de sécurité et de développement. Cette approche repose sur trois axes principaux : la planification de villes fonctionnelles et sécurisées, la mise en place d’une cartographie nationale fiable et l’investissement massif dans des infrastructures structurantes.

Concrètement, il s’agit de développer des centres urbains dotés de réseaux routiers organisés, de systèmes d’assainissement efficaces et d’espaces publics sécurisés, facilitant à la fois la vie des habitants et l’action des services de l’État. La cartographie nationale permettrait, quant à elle, d’améliorer la surveillance du territoire, la planification sécuritaire et l’aménagement du pays.

La construction d’infrastructures modernes — routes, ponts, hôpitaux, écoles et centres de loisirs — est présentée comme un facteur clé pour améliorer la qualité de vie, renforcer la cohésion sociale et soutenir la croissance économique. Selon cette vision, un environnement urbain structuré et connecté réduirait les zones de non-droit et contribuerait à la stabilisation durable du pays.

À terme, les impacts attendus incluent un renforcement de la sécurité nationale, une amélioration des conditions de vie des populations, la création d’un environnement sain et stable, ainsi qu’une plus grande attractivité de la RDC pour les investissements.

Dans ce schéma, l’infrastructure apparaît comme un pilier de la modernité, de la prospérité et de la paix durable.

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