Les députés nationaux du groupe parlementaire « Ensemble » ont dénoncé mardi une perquisition menée « sans mandat » par des éléments armés de la 22e région militaire dans la ferme FUTUKA, propriété de l’opposant Moïse Katumbi, dans le territoire de Kipushi (Haut-Katanga).
Selon leur déclaration, datée du 29 avril et rendue publique depuis le Palais du Peuple à Kinshasa, une centaine de militaires ont fait irruption le samedi 26 avril 2025 dans l’enceinte de la ferme située sur la route Kasenga, y semant la « panique » et la « terreur » parmi les travailleurs, notamment les jeunes de l’Académie Sportive Katumbi.
Aucun mandat n’aurait été présenté, ni procès-verbal établi à l’issue de l’opération, jugée illégale par les signataires.
Les députés du groupe « Ensemble » estiment que cette intrusion constitue une violation grave du droit à la propriété privée, garanti par l’article 34 de la Constitution congolaise. Ils y voient une manœuvre d’intimidation ciblée, dans un contexte de répression croissante envers les opposants politiques.
Parmi les faits récents dénoncés figurent également l’arrestation arbitraire de militants du parti « Ensemble pour la République », le refus de délivrer un passeport à Moïse Katumbi, ainsi que la reprise de poursuites contre l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, sans levée préalable de son immunité.
Les élus de l’opposition exigent le retrait immédiat des militaires impliqués, l’ouverture d’enquêtes indépendantes, et appellent le pouvoir à garantir la sécurité des citoyens et le respect des droits fondamentaux. Ils mettent en garde contre un climat d’insécurité grandissant qui, selon eux, nuit à la stabilité du pays et compromet les investissements.

