Assemblée nationale : Mboso veut la mort de Kamerhe, ses partisans parlent d’un « lapsus » 

Les propos du deuxième vice-président de l’assemblée nationale, Christophe Mboso, ce week-end devant une foule de chefs coutumiers et partisans à Kinshasa ont révélé le désamour profond que ce dernier nourrit à l’égard de son supérieur hiérarchique, à savoir Vital Kamerhe, président de la deuxième institution de la République. 

Après  avoir demandé aux chefs coutumiers de se concentrer et implorer les forces obscures pour neutraliser Paul Kagame, président du Rwanda qui agresse la RDC dans sa partie orientale derrière la rébellion du M23/AFC, M. Mboso a aussi demandé aux chefs coutumiers de frapper  Vital Kamerhe avec la mort. 

« Kamerhe akufa », a-t-il déclaré et vite complété par ses convives au centre financier de Kinshasa.

Le député Michel Moto (UNC) a dénoncé lundi dénonce ces propos et réprouvé la menace de mort visant Kamerhe. 

Il estime que “s’il s’agit d’un lapsus”, Christophe Mboso N’kodia Pwanga, deuxième vice – président de l’assemblée nationale “doit s’en excuser publiquement”. 

Le député et proche de Kamerhe dénonce “fermement cet acharnement contre la personne de l’honorable VitalKamerhe1, Président de l’Assemblée Nationale, numéro 1 d’une si grande institution de la République”, deuxième personnalité du pays. 

Pour Moto, “Il est temps qu’on mette un terme à cette profusion de menace de mort qui n’honore pas la République”.

Ancien président de l’assemblée nationale, Mboso avait été débarqué l’an dernier avec l’entrée d’une nouvelle législature, mais a été casé à la deuxième vice présidence sur base d’un compromis au sein du présidium de l’union sacrée, la coalition présidentielle. Rétrogradé, Mboso n’a plus la parole au palais du peuple mais a conservé son prestigieux bureau et sa garde. 

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