La Commission d’Intégrité et de Médiation Électorale (CIME) est sortie de son silence mercredi à Kinshasa en se prononçant notamment sur le débat sur la révision ou le changement de la constitution projetée par le président Félix Tshisekedi mais vivement contestée par l’opposition et la société civile.
Dans une déclaration faite à son siège, la CIME restée sans les catholiques (CENCO) et les protestants (ECC) a regretté la tournure du débat ayant emporté plusieurs scientifiques.
“Les personnes de référence, scientifiques et constitutionnalistes de renom, sont dans le reniement des orthodoxies qu’ils ont professé de manière péremptoire il y a quelque temps”, a déclaré l’imam Idriss Katenga, président de la CIME.
Ces derniers, poursuit l’organe, “sèment “le doute dans les esprits de certains qui voudraient encore croire que la science, comme la fille de César, ne devrait être soupçonnée. Ce qui enlève à l’opinion des repères pour forger ses convictions et la livre à la merci des opportunistes et des manipulateurs de tous bords”.
Sur le plan politique, « notre pays a renoué avec les sempiternelles tensions politiques comme si les congolais prennaient plaisir à se faire peur, à se montrer des biceps et à cultiver la surenchère politique », regrettent les chefs religieux.
Qui recommandent au Président Tshisekedi « d’envisager dans la mesure du possible des consultations avec les forces politiques et sociales avant de mettre en place la Commission qui sera chargée de réfléchir sur la réforme constitutionnelle ou, tout au moins, d’assigner ces consultations qui doivent être nationales et les plus inclusives possibles, comme première mission de la Commission à créer”.

