“Nous serons dans la rue. Je serai devant et vais, avec le peuple Congolais, lui barrer la route”, rassure Martin Fayulu estimant que le président Tshisekedi “joue avec le feu comme un enfant”.
“Je l’ai fait avec M. Kabila, je le ferai avec lui. Il ne trouvera pas de passage”, prévient le leader de la coalition Lamuka deux fois malheureux aux présidentielles.
“Nous ne le laisserons pas toucher à la Constitution”, prévient l’opposant
“Le peuple a besoin de l’intégrité territoriale, de l’éradication de la misère, de la sécurité, le respect des droits humains”.
Pour lui, le peuple a aussi besoin “des institutions légitimes issues d’élections crédibles”.
“Ce n’est pas à cause de la Constitution que plus de 115 localités du pays sont sous contrôle des forces extérieures”.
“Tous les arguments évoqués par le président de la République sont faux”, relève Christian Mwando Nsimba, président du groupe parlementaire de l’opposition à l’assemblée nationale.
D’ailleurs, “son père, Étienne Tshisekedi, docteur en droit, a prêté serment sur cette même Constitution qu’il vilipende péniblement”, a rappelé Prince Epenge, porte-parole de Lqmukq.
« Felix Tshisekedi va couler avec son projet”, a ajouté l’opposant Prince Epenge qui a lancé ce samedi à Kinshasa la mobilisation pour se “battre (…) sur le fleuve, les lacs, rivières, sur la terre, sous la terre et même jusque dans les airs”.
Dernière kamikaze ayant contraint le Président Joseph Kabila (2001- 2019) à organiser les élections fin 2018, l’influente Église catholique s’y oppose également.
Modifier la Constitution actuellement, “ça peut déstabiliser le pays”, a alerté Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Le président Tshisekedi a réclamé une nouvelle constitution estimant que l’actuelle adoptée en 2018 handicape la gouvernance notamment avec la lourdeur dans la mise en place des institutions politiques.
Le chef de l’Etat a même affirmé que cette constitution a été rédigée « à l’étranger par des étrangers ».
Il a demandé de réfléchir à partir de 2025 sur une constitution adaptée aux réalités du pays.

