« Quoi qu’on en dise, c’est l’une des meilleures constitutions du continent », clamait haut et fort le député et constitutionnaliste André Mbata à l’occasion du 15e anniversaire de la Constitution congolaise. C’était en 2021, il y a de cela 3 ans.
L’actuel président de la commission PAJ à l’assemblée nationale évoquait une « meilleure constitution qui a de l’avenir ».
Même le professeur ordinaire Jean – Louis Esambo Kangashe, actuel conseiller spécial en matière de sécurité du Président Tshisekedi soutenait par la même occasion la constitution promulguée en 2006.
C’est l’un des rares universitaires à avoir participé à l’élaboration de ce texte.
En 2021, il affirmait que « la constitution congolaise est solide » et n’a « jamais été la petite sœur de la constitution française ».
Il alléguait que « beaucoup de choses dans notre constitution ont été imitées par la France (après) », la Belgique ayant même « copié le système de la cour constitutionnelle congolaise ».
Ancien stratège de Joseph Kabila, le professeur Evariste Boshab, ancien président de l’assemblée nationale l’un des auteurs de l’actuelle constitution qualifiée des étrangers et écrit à l’étranger par Félix Tshisekedi, affirmait haut et fort que, l’actuelle constitution a été portée par le peuple.
« Le sénat a proposé, l’assemblée nationale a adopté, le peuple par référendum a approuvé, le Président a promulgué », déclarait M. Boshab.
L’un à s’être rabougri dans le présent est le professeur Jacques Djoli, rapporteur du bureau de l’assemblée nationale.
L’un des fervents, M. Djoli est d’avis que « la constitution du 18 février 2006 a atteint sa maturité et mérite d’être évaluée »
Il estime que « ce n’est pas une question taboue même si la constitution est une norme sacrée, soclée pour gérer les aléas du présent mais aussi du futur » et par conséquent modifiable.
À l’exception d’Andre Mbata, les trois pro Tshisekedi aujourd’hui professeurs du droit constitutionnel sont de l’université de Kinshasa.

