L’opposant Seth Kikuni Masudi a été auditionné vendredi soir au parquet général près la cour d’appel de Kinshasa – Gombe au douzième jour de sa détention à l’agence nationale de renseignements (ANR).
L’ex-candidat président de la République y « a été auditionné sur base d’accusations infondées » ce vendredi 13 septembre, a déclaré l’opposant Claudel Lubaya.
Au parquet, il a eu l’occasion de croiser son épouse et de faire assister d’un avocat.
« Une demande de liberté provisoire a été introduite », a précisé son avocat Shabani Ramazani.
Selon les informations de DeskNews.Cd, l’opposant avait déjà été auditionné par l’ANR au troisième jour de sa détention.
Au parquet général de la Gombe, selon nos informations, il a été entendu sur des propos tenus à Lubumbashi lors d’un récent colloque.
Il lui est reproché l’incitation à la désobéissance civile et la propagation des faux bruits. Après son audition, il a été ramené à l’ANR attendant les conclusions du parquet sur son dossier.
L’opposant a été interpellé lundi 2 septembre dernier à son bureau dans la commune de Gombe.
Ses deux collaborateurs avaient également été cueillis par l’ANR, mais relâchés trois jours après.
Coup de gueule
Pour l’opposant Hervé Diakiese, porte-parole du parti Ensemble pour la République, « lorsque le Parquet est saisi d’un dossier, cela implique automatiquement que les OPJ en sont dessaisis ».
Les mesures de privation de liberté ainsi que la garde du mis en cause relèvent de la responsabilité procédurale du parquet, explique l’avocat.
« Remettre entre les mains d’un service qui a nié avoir détenu une personne ,qui comparaît au parquet constitue une grave entorse de procédure. Une complicité dans l’arbitraire,ou pire :une subordination de l’organe de la loi aux OPJ de renseignements. C’est cela même l’Etat policier … l’ennemi de l’Etat de droit », selon M. Diakiese.

