RDC : L’opposition exige la libération de Seth Kikuni 


L’opposition a exigé, mercredi, la libération de Seth Kikuni, candidat à la présidentielle de décembre 2023 et président du parti Piste pour l’émergence du Congo. 

Il a été arrêté par l’agence nationale de renseignements (ANR) lundi après-midi. Il n’a accès ni sa famille, ni à ses avocats. 

« Je condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation de notre camarade seth kikuni dont le seul crime est d’avoir usé de sa liberté d’expression », a déclaré Moïse Katumbi sur X. 

« Ce genre d’actes intolérables ne font qu’entretenir les divisions entre Congolais et entraîner la République démocratique du Congo sur une pente dangereuse. Seth doit être libéré », a ajouté le leader du parti Ensemble pour la République. 

« Il est désormais clair que le régime en place, par ses nombreuses restrictions, persécutions et représailles, tente de briser le dernier bastion de résistance démocratique », estime, dans un communiqué, l’opposant Claudel Lubaya.

« Les forces politiques et sociales restent résolument engagées pour mener en toute légalité, le combat pour la liberté, la justice et la dignité du peuple congolais. Ce n’est pas en muselant les voix dissidentes que ce régime parviendra à éteindre la flamme de l’espoir et du changement », relève celui qui forme un tandem avec Seth pour tenter de « faire partir l’actuel Chef de l’État » . 

L’ex – Premier Ministre Augustin Matata Ponyo a condamné «  l’arrestation de Seth Kikuni par le pouvoir politique ». 

« La vraie opposition continue à être muselée et maltraitée. Toutes les méthodes sont utilisées par les services spécialisés pour faire taire les opposants politiques », a-t-il déclaré ajoutant que « cet acte antidémocratique n’est pas de nature à consolider la paix, la sécurité et la cohésion nationale qui font cruellement défaut aujourd’hui dans le pays ».

Sur les antennes de Radio France Internationale (RFI), Nathanaël  Onokomba Bin Shako, porte-parole du parti de M. Kikuni a affirmé que les congolais font actuellement face « à un régime qui n’a pas peur ou qui n’a pas les sentiments patriotiques à l’égard de son peuple ». 

Aujourd’hui, déclare – t- il, « ils veulent museler l’opinion contraire à leur gouvernance, entre autres celle de Monsieur Seth Kikuni. Pourquoi ? Parce qu’il a mis en place un cadre de concertation pour réunir l’opposition, la société civile et tous les mouvements citoyens pour barrer la route à cette dérive dictatoriale » 

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