L’administration de Donald Trump envisage de transférer vers plusieurs pays africains, dont la République démocratique du Congo, plus de 1.100 ressortissants afghans ayant auparavant collaboré avec l’armée américaine, selon des informations relayées mercredi par des médias internationaux.
D’après ces sources, plusieurs discussions auraient été engagées ces derniers mois avec des États africains en vue d’un accueil temporaire ou durable de ces ressortissants afghans.
La République démocratique du Congo figurerait parmi les pays approchés, selon AfghanEvac, une coalition humanitaire citée par le The New York Times.
Les personnes concernées sont notamment d’anciens interprètes de l’armée américaine, d’anciens membres des forces spéciales afghanes ainsi que leurs familles, dont près de 400 enfants.
Tous avaient été évacués d’Afghanistan en 2021 après la prise de pouvoir des talibans, en raison des risques pesant sur leur sécurité du fait de leur coopération avec Washington.
Depuis leur évacuation, ces ressortissants afghans vivent dans l’ancien camp militaire américain d’Camp As-Sayliyah, au Qatar, dans l’attente d’une éventuelle réinstallation aux États-Unis. Toutefois, ce processus aurait été remis en cause après le changement d’administration à Washington.
Selon plusieurs organisations humanitaires, l’administration américaine chercherait désormais des solutions alternatives sur le continent africain. AfghanEvac critique cette option, estimant qu’elle pourrait accroître la précarité de ces familles et compromettre leur protection internationale.
Aucune source officielle, ni américaine ni congolaise, n’a pour l’heure confirmé l’existence de discussions impliquant la RDC.

