La République démocratique du Congo (RDC) a réussi une entrée historique sur les marchés internationaux de capitaux, en mobilisant 1,25 milliard de dollars américains à travers une émission d’eurobonds, selon un communiqué officiel du ministère des Finances.
Réalisée le 9 avril 2026 sous la conduite du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likundé Li-Botayi à qui l’on attribue depuis juin 2024 « la stabilité du cadre macroéconomique, la transparence et amélioration de la gestion des finances publiques », cette opération marque une première dans l ისტორი du pays. L’émission, structurée en deux tranches de 600 millions et 650 millions USD, affiche des maturités de 5 et 10 ans, avec des rendements respectifs de 8,75 % et 9,00 %.
L’opération a suscité un fort engouement des investisseurs internationaux, avec un carnet d’ordres atteignant 5,3 milliards USD, soit plus de quatre fois le montant recherché. Cette sursouscription témoigne de la confiance retrouvée des marchés envers l’économie congolaise, dans un contexte de réformes macroéconomiques engagées depuis 2024 et d’amélioration de la gouvernance financière.
Selon le ministère, les fonds levés serviront à financer des projets structurants, notamment dans les infrastructures, en cohérence avec le Plan national stratégique de développement 2024-2028, incluant l’aéroport international de N’djili, la centrale hydroélectrique de Katende et la route nationale n°4.
Cette opération, précédée d’une série de roadshows à Washington, New York, Londres et Paris, a été pilotée avec l’appui de banques internationales telles que Citi, Rawbank et Standard Chartered, ainsi que des cabinets de conseil spécialisés.
Le ministre des Finances a salué une avancée majeure qui positionne désormais la RDC comme un acteur crédible sur les marchés financiers internationaux, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de financement pour l’État et les entreprises congolaises.
Cette levée de fonds consacre, selon plusieurs observateurs, les efforts déployés pour restaurer la stabilité macroéconomique et renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques, plaçant la RDC sur une trajectoire de transformation économique durable.

