Cinq personnes, dont un éco-garde et quatre civils, ont été tuées lors d’une attaque armée contre le quartier général de Lusinga dans le Parc national de l’Upemba, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, ont indiqué les autorités de conservation.
L’attaque, menée le 2 mars par des assaillants non identifiés, a visé ce site situé dans la province du Haut-Katanga, selon un communiqué du Corps pour la protection des parcs nationaux et réserves naturelles apparentées (CorPPN).
Plusieurs personnes ont également été blessées lors de l’incursion armée dans cette aire protégée, précise le document signé par le commandant du CorPPN, le général-major Massi Bamba Albert.
Une mission d’évaluation sécuritaire a été dépêchée sur place afin d’identifier les failles dans le dispositif de protection et proposer des mesures urgentes pour sécuriser la zone, selon la même source.
« Nous avons envoyé notre adjoint chargé des opérations et du renseignement pour évaluer la situation sécuritaire et proposer des mesures urgentes afin de rétablir la sécurité dans le parc », a déclaré le général-major Massi Bamba Albert.
Selon le communiqué, les autorités travaillent en coordination avec la 22e région militaire pour renforcer le dispositif sécuritaire autour du parc et permettre la reprise des activités de conservation.
Une opération de sauvetage menée après l’attaque a permis de libérer plusieurs personnes retenues par les assaillants, dont six ressortissants étrangers travaillant dans le parc : deux Français, un Américain, un Belge, un Allemand et un Britannique.
« Toutes les personnes secourues sont saines et sauves, à l’exception des cinq victimes exécutées sommairement lors de l’attaque », selon le commandement du CorPPN, qui précise que les blessés ont été pris en charge dans des structures sanitaires.
Le Parc national de l’Upemba, situé dans la province du Haut-Katanga, est l’une des principales aires protégées de la RDC.

