La République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé vendredi son engagement en faveur de l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), à l’issue de la première réunion du Comité des chefs d’État chargé de piloter ce processus, tenue dans la capitale éthiopienne.

Créé en 2024 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, ce mécanisme restreint regroupe dix pays issus des différentes zones du continent et vise à assurer la direction politique, l’orientation stratégique ainsi que la supervision des négociations et de l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine.
La réunion inaugurale s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État kényan William Ruto, avec la participation de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Botswana, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de l’Éthiopie, du Ghana, de l’île Maurice et de la RDC.

Kinshasa y était représentée par son ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, mandaté pour porter le message du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon la délégation congolaise, ce message s’articule autour de trois axes destinés à accélérer la ZLECAF.
La RDC a d’abord plaidé pour un renforcement de l’engagement ministériel, appelant à ériger les programmes liés à la ZLECAF en « priorité absolue » au sein des agendas gouvernementaux.

Elle a ensuite insisté sur une approche transversale et inclusive, impliquant plusieurs ministères notamment le Commerce, les Finances, le Plan, l’Agriculture, l’Énergie et l’Industrie afin d’assurer une mise en œuvre coordonnée.
Enfin, M. Paluku a défendu un « pragmatisme économique » de la RDC face aux inquiétudes liées à la baisse immédiate des recettes douanières, estimant que les bénéfices structurels à moyen et long terme devraient prévaloir, à l’instar d’autres espaces d’intégration économique.
Il a réitéré sa « ferme conviction » quant au potentiel transformateur de la ZLECAF pour les économies africaines et son soutien aux initiatives visant à accélérer son déploiement effectif.
« L’Afrique ne doit plus attendre, elle doit avancer », a souligné le ministre congolais à l’issue des travaux.

