La RDC proche d’une adhésion au dispositif régional anti-blanchiment

La République démocratique du Congo (RDC) a accentué mercredi ses démarches en vue de son adhésion au Groupe d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique orientale et australe (ESAAMLG), a-t-on appris auprès du ministère des Finances à Kinshasa.

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a reçu une délégation de haut niveau de l’organisation régionale, dans le cadre des discussions techniques visant à renforcer le dispositif national de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), conformément aux standards du Groupe d’Action financière (GAFI).

Selon la Secrétaire exécutive de l’ESAAMLG, Fikile Zitha, la RDC a « engagé un travail colossal » pour combler les insuffisances à l’origine de son inscription sur la liste grise du GAFI. « Le Ministre des Finances a réaffirmé l’engagement du pays à rejoindre notre groupe », a-t-elle déclaré à l’issue de l’audience.

Le ministère met en avant plusieurs avancées obtenues sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, notamment la mise en place de mécanismes de coopération internationale, l’opérationnalisation d’un guichet unique pour l’entraide judiciaire ainsi que le renforcement des capacités techniques des services spécialisés.

Au cours des échanges, le Directeur général de la Cellule de renseignements financiers de Madagascar, Mamitiana Rajaonarison, a rappelé la complémentarité entre l’ESAAMLG et le GABAC (Afrique centrale), dont la RDC est déjà membre, estimant que cette articulation constitue « un levier important » au regard de l’intégration régionale du pays au sein de la SADC et de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).

La mission de l’ESAAMLG doit finaliser un rapport technique qui sera soumis, en mars à Arusha (Tanzanie), au groupe de travail des hauts fonctionnaires. Son adoption validera l’adhésion de la RDC en qualité de membre de plein droit.

L’intégration à l’ESAAMLG permettrait à Kinshasa de sortir durablement de la liste grise du GAFI et d’améliorer la crédibilité de son système financier, un enjeu présenté par les autorités comme déterminant pour la confiance des investisseurs.

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