RDC : Gecoco Mulumba traduit Reagan Bakonga et des militaires après des tirs à Limete

En République démocratique du Congo, un affrontement mêlant rivalités politiques et usage excessif de la force oppose désormais deux élus. Le sénateur Gérard Kongolo wa Kongolo a saisi la justice militaire contre le député national Reagan Bakonga et le lieutenant-colonel Anny Mbombo du Génie militaire, les accusant d’« incitation des militaires », de « dissipation des munitions de guerre », de « violation des consignes », d’« extorsion », d’« association des malfaiteurs » et de « coups et blessures volontaires ».

Le député Reagan Bakonga

Selon la plainte introduite le 16 octobre auprès de l’Auditeur général des FARDC, les faits remontent à la matinée du 15 octobre, à Limete.

Alors que le sénateur se rendait pour lancer les travaux de réhabilitation de l’avenue Kulumba, un projet initié sous le programme présidentiel Tshilejelu, il aurait été devancé par le député Reagan Bakonga, accompagné d’une escorte de Jeeps militaires et de policiers. Sur place, les deux camps se seraient disputé la paternité du chantier.

D’après le document, les éléments armés du Génie militaire et de la Police militaire, sous la direction du lieutenant-colonel Anny Mbombo, auraient ouvert le feu « sans sommation » sur la population civile présente, semant la panique.

  1. Sept personnes auraient été blessées par balles, dont certaines grièvement, et transportées vers l’hôpital militaire du camp Kokolo. Des témoins affirment que des femmes et des jeunes du quartier figuraient parmi les victimes.

L’avocat du plaignant, Me Alain Ngandu Tshimanga, parle d’un « usage illégal de la force armée » dans un contexte purement civil, rappelant qu’aucune menace sécuritaire ne justifiait la présence de militaires sur un site de travaux publics. Il accuse également les protagonistes d’avoir voulu « détourner » le crédit politique lié à ce projet public, symbole du programme d’infrastructures du chef de l’État.

La plainte, transmise à plusieurs hautes institutions dont le Parlement et les ministères de la Défense et de la Justice, réclame des poursuites pénales immédiates contre les auteurs présumés. Une clé USB contenant les images de l’incident a été versée au dossier. Aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée du côté des mis en cause ce lundi.

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