Le ton est ferme, presque cinglant. Le député national Flory Mapamboli a appelé, mardi 15 octobre, les membres du gouvernement congolais à « cesser de s’attaquer » au gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) à travers leurs communicateurs.
Dans un contexte marqué par la volatilité du franc congolais, l’élu fustige « le populisme économique » et réclame des réformes structurelles.
« Je demande aux membres du gouvernement d’arrêter de s’en prendre au gouverneur de la BCC », a lancé l’ancien conseiller du Ministère des Finances en charge de la Trésorerie et Président a.i. du Comité de suivi de la paie des agents et fonctionnaire de l’Etat (CSP).
Il a rappelé que « la monnaie, c’est la Banque centrale ».
Selon l’élu de Kasongo – Lunda , le moment n’est plus aux polémiques mais à « la rigueur et au travail ».
Flory Mapamboli dresse une liste de chantiers prioritaires : reprise des exportations de cobalt, fin des allègements fiscaux et douaniers accordés aux importateurs de produits de première nécessité, contrôle des exonérations, supervision de la structure des prix, accélération de la réforme fiscale, et surtout, maîtrise des dépenses publiques.
Il appelle également à un suivi « rigoureux » des plus-values issues des pertes et manques à gagner dans le secteur pétrolier.
L’élu prévient que la période de décembre 2025 à mars 2026 « risque d’être très difficile » pour l’exécutif si rien n’est fait. « Il est temps d’arrêter le populisme, qui a montré ses limites, et de se mettre au travail », insiste-t-il, en écho aux critiques grandissantes sur la gestion économique du pays.
Ce rappel à l’ordre, lancé depuis les bancs du Parlement, sonne comme une mise en garde adressée à un gouvernement accusé de chercher des boucs émissaires plutôt que des solutions durables.

