L’opposante congolaise Marie-Ange Mushobekwa a affirmé mardi être la cible de menaces « sérieuses » contre sa sécurité physique et d’un possible « complot » visant à la faire condamner ou réduire au silence, dans un message publié sur ses réseaux sociaux.
« Plusieurs sources concordantes et dignes de foi m’alertent sur ma sécurité physique (…). Certains piliers du pouvoir seraient en train de monter une histoire puante dans le but de me la faire porter », écrit l’ancienne ministre des Droits humains, aujourd’hui cadre du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition politique de l’ex-président Joseph Kabila.

Selon Mme Mushobekwa, une partie du régime chercherait soit à « lui faire peur » pour l’empêcher de s’exprimer politiquement, soit à la pousser à quitter le pays. « Je n’irai pas en exil (…). Je vis à Kinshasa avec mes enfants et je mène une vie normale », affirme-t-elle.
L’opposante, qui se présente comme « croyante catholique et pratiquante », rejette également toute hypothèse de suicide, affirmant que « quelles que soient les tempêtes », elle n’a « jamais projeté » un tel acte.
Critique du pouvoir en place, Marie-Ange Mushobekwa assure exprimer son opposition « de manière démocratique et républicaine ». « Je n’ai jamais projeté de m’opposer autrement que par le débat démocratique et la non-violence », souligne-t-elle.
Ancienne ministre des Droits humains sous le président Kabila (2016-2019), Mme Mushobekwa est connue pour ses prises de position virulentes contre le gouvernement de Félix Tshisekedi.
Elle affirme que des partisans du régime la surnomment « la grande gueule du FCC ».

