RDC : Julien Paluku défend les restrictions à l’importation pour protéger l’industrie locale

Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, a défendu mardi la politique de protection de l’industrie nationale, justifiant les mesures restrictives récemment prises contre certaines importations au nom de la sauvegarde des emplois et de la stabilité économique.

« Nous l’avons fait contre le dumping pratiqué aux frontières de la RDC », a déclaré M. Paluku, ancien ministre de l’Industrie, à l’issue d’une visite d’évaluation au Grand Moulin de Kinshasa. Le ministre a rappelé que le gouvernement avait limité l’importation de plusieurs produits – ciment, clinker, carreaux, câbles électriques, chaux vive, sacs et emballages – déjà fabriqués localement.


Selon lui, ces restrictions ont déjà produit des effets positifs : « plus de sorties intempestives de devises, des emplois stabilisés et une incidence favorable sur la stabilité de la monnaie ».

Au Grand Moulin de Kinshasa, le ministre a salué une capacité de production atteignant 2 000 tonnes de farine de froment et plus de 600 tonnes de semoule de maïs par jour. Avec l’entrée en service des nouvelles installations de Matadi, la production quotidienne devrait atteindre 2 800 tonnes, « un volume supérieur à la demande actuelle du marché », a-t-il souligné.

Julien Paluku a détaillé une stratégie en trois volets : hausse des droits de douane pour les produits importés, restrictions ciblées et consolidation de la production nationale. Ces mesures, assure-t-il, sont conformes aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui autorisent les États à les maintenir pour quatre ans, renouvelables une fois.

Le ministre a indiqué que les retombées attendues incluent la création de milliers d’emplois directs – de 400 actuellement à 2 000 – et jusqu’à 50 000 indirects. « Des centaines de millions de dollars resteront désormais au pays pour être réinvestis dans l’économie nationale », a-t-il affirmé.

Julien Paluku a enfin encouragé les opérateurs économiques à suivre cet exemple afin de « bénéficier des mesures de sauvegarde de l’industrie locale » mises en œuvre par le gouvernement Suminwa, dans le prolongement du mot d’ordre du président Félix Tshisekedi : « le peuple d’abord ».

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