Les efforts de médiation dans l’est de la République démocratique du Congo n’ont pas encore produit d’effet tangible sur le terrain, ont reconnu jeudi le vice-Premier ministre congolais, Vital Kamerhe, et le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévôt.
« Cela n’a pas changé grand-chose sur le terrain », a déclaré M. Kamerhe, soulignant la nécessité d’associer davantage d’acteurs internationaux, notamment africains et européens, à un processus « global ». Selon lui, seul un « dialogue entre États » mais aussi « au niveau national pour recréer la cohésion entre Congolais » pourra renforcer la position du président.
De son côté, le ministre belge des Affaires étrangères a regretté que « la situation sur le terrain ne se soit pas améliorée », dénonçant « la commission d’un grand nombre de violences et d’exactions ». Il a insisté sur l’urgence de voir les accords conclus « prendre corps et impacter la réalité à l’est du Congo ».
Alors que Kinshasa a multiplié les pressions ces dernières années pour obtenir le retrait de la Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO), M. Prévôt estime au contraire que la crise actuelle justifie son maintien et son renforcement. « Notre conviction est que la MONUSCO a encore du sens et doit retrouver davantage de pertinence à travers la prolongation de son mandat mais aussi sa mise à jour », a-t-il déclaré.
En conflit ouvert avec Kigali, Bruxelles affirme ne pouvoir jouer un rôle direct de médiateur. Mais la Belgique exhorte l’Union européenne à ne pas relâcher ses efforts face aux urgences humanitaires dans la région.

