Washington, théâtre d’une possible avancée historique entre deux voisins longtemps ennemis. un accord de paix a été signé vendredi entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis. Objectif : mettre fin à des années de tensions et de conflits dans l’est de la RDC. L’accord prévoit le retrait des troupes rwandaises de la RDC, déchirée par des décennies de conflit meurtrier dans l’est de la RDC, théâtre d’affrontements récurrents, notamment avec le groupe armé M23.
La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, et des chefs de la diplomatie congolaise et rwandaise. Un moment qualifié d’« historique » par Washington. Le président américain Donald Trump, tout sourire s’était déjà félicité de cette avancée qu’il qualifie de « nouveau chapitre d’espoir ».
Cet accord repose sur des principes définis dès le mois d’avril entre les deux pays : respect de l’intégrité territoriale, arrêt des hostilités, et surtout désengagement des groupes armés dans la région. Il prévoit également un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, ainsi que le désarmement et l’intégration conditionnelle de certains combattants.
Mais tout n’est pas encore gagné. Marco Rubio a rappelé que, si l’accord marque une étape importante, beaucoup reste à faire pour garantir une paix durable. Le Rwanda, de son côté, s’est engagé à lever ses « mesures défensives », tandis que le gouvernement congolais affirme vouloir mettre un terme au soutien aux milices, notamment les FDLR.
Ce traité de paix n’est qu’un début. Mais pour la première fois depuis longtemps, la perspective d’une paix réelle dans l’Est congolais semble à portée de main.
Les regards sont désormais tournés vers juillet, où les présidents Kagame et Tshisekedi pourraient être reçus ensemble à la Maison Blanche.

