Église catholique : Pourquoi pas un pape africain ?

Alors que l’Église catholique est entrée dans une période de deuil après la disparition du pape François, les regards se tournent déjà vers le Collège des cardinaux et les spéculations vont bon train quant à celui qui pourrait devenir le 267e souverain pontife. Parmi les noms qui circulent, celui du cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, revient avec insistance.

Début mars, alors que le pape François était hospitalisé depuis plusieurs semaines, plusieurs cardinaux africains, dont Fridolin Ambongo, ont été convoqués au Vatican. Aucune annonce officielle n’avait été faite à l’époque, mais plusieurs sources évoquaient une réunion de travail stratégique autour de l’avenir de l’Église. Une réunion au parfum de pré-conclave, alors que l’état de santé du Saint-Père inquiétait déjà.

Le cardinal Ambongo, âgé de 65 ans, répond aux critères exigés pour prétendre à la papauté. Né le 24 janvier 1960 en République démocratique du Congo, il figure parmi les 120 cardinaux de moins de 80 ans autorisés à voter et à être élus lors d’un conclave. Sur les 29 cardinaux africains en fonction, 18 sont électeurs, un nombre significatif qui pourrait peser dans la balance.

Proche du pape François, Fridolin Ambongo est considéré comme l’un de ses principaux conseillers. Il incarne une Église engagée sur les questions sociales, environnementales et de justice. Sa voix s’est souvent élevée pour dénoncer les inégalités, la corruption et les violences politiques en Afrique centrale. Une posture qui fait écho à la ligne sociale portée par François depuis son élection en 2013.

Ce lien fort avec le pape défunt a aussi été symboliquement renforcé en 2022, lorsque François a célébré pour la première fois à la Basilique Saint-Pierre une messe selon le rite zaïrois, spécifique à la République démocratique du Congo, dans un geste d’ouverture et de reconnaissance culturelle.

Pour l’heure, l’Église catholique est concentrée sur les obsèques du pape François et la période de deuil qui s’en suit. Mais bientôt, le conclave s’ouvrira à huis clos, dans la chapelle Sixtine. Il faudra alors attendre que la célèbre « fumée blanche » s’élève au-dessus du Vatican, annonçant au monde l’élection d’un nouveau pape.

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