Le gouvernement angolais, du pays médiateur de la crise entre la République démocratique du Congo et le Rwanda autour de la résurgence du M23 sur fond d’accusations mutuelles, a déploré “vigoureusement” la prise de la cité de Masisi- Centre, chef-lieu du territoire du même nom, le 4 janvier 2025.
Sans un communiqué, Luanda dénonce une “action irresponsable” qui “sape gravement les efforts de pacification” et représente une “violation flagrante et inacceptable du cessez-le-feu en vigueur depuis le 04 août 2024”.
Le Gouvernement de la République d’Angola exprime sa “profonde préoccupation” face à l’escalade du conflit et à la “conquête illégale du territoire” par le M23, ce qui constitue “une violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC”.
La montée de la violence inquiète la communauté internationale. Plusieurs chancelleries ont dénoncé cette offensive du M23.
Dès lundi, l’Union européenne (UE) a condamné « fermement l’occupation récente par le groupe armé M23 de la cité de Masisi-Centre, au Nord-Kivu ». Déclaration du porte-parole dans un communiqué, ajoutant que cette « avancée constitue une violation flagrante du cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Luanda ».
L’UE qui « exhorte le M23 à se retirer immédiatement » et demande une nouvelle fois « au Rwanda de mettre fin à sa coopération avec le groupe armé et de retirer ses forces militaires de RDC ».
Les États – Unis ont commandé “les violations flagrantes” du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda et sanctionné par les États-Unis et l’ONU.
“Les avancées continues du M23, notamment la prise de la ville de Masisi ce week-end, compromettent les efforts visant à parvenir à une paix négociée dans l’est de la RDC tout en blessant et en déplaçant les civils dans la région”, selon un communiqué du porte-parole du département d’Etat.
“Le M23 doit immédiatement cesser les hostilités et respecter le cessez-le-feu. Nous réitérons notre appel de longue date au Rwanda pour qu’il retire immédiatement tout le personnel et l’équipement des Forces de défense rwandaises de la RDC”.
Pour mettre fin au conflit et aux souffrances, propose les américains, “il est essentiel que la RDC et le Rwanda respectent leurs engagements envers le processus de Luanda sous la médiation de l’Angola et veillent à ce que le mécanisme de vérification ad hoc renforcé soit opérationnel”.
Cette escalade qui “affecte cruellement les populations civiles doit cesser immédiatement”, a pour sa part déclaré Bintou Keita, Representante spe ciale du Secretaire générale des Nations Unies en RDC et cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO).

