Les entreprises de placement du personnel suspendues en RDC 

La décision est du ministre du Travail après la réunion du conseil des ministres de vendredi dernier a travers laquelle le président de la République Félix Tshisekedi a dit avoir enregistré plusieurs plaintes « de nos compatriotes employés par des expatriés, particulièrement les Indo-pakistanais, les Chinois, les Libanais et autres ». 

Ces travailleurs sont payés sans aucun bulletin de paie et la plupart n’ont aucun contrat de travail, et assez souvent avec une absence de prise en charge médicale adéquate, ou encore très faiblement organisée. 

« Le président de la République veut que les Congolais aient accès à l’emploi et soient bien rémunérés », dit le ministre Ephraim Akwakwa.

« Tout travailleur doit signer un contrat », rappelle-t-il.

Il annonce aussi une augmentation d’environ 90% du SMIG. Il passe de 7750 Francs Congolais à 14 000 Francs Congolais.

Dans le souci de mettre fin à l’exploitation des employés Congolais par leurs employeurs expatriés, le Ministre de l’Emploi et Travail, par ses services spécialisés, en associant l’Inspection Générale des Finances, a été chargé lors de la réunion du conseil des ministres d’initier la mise en place d’un mécanisme de contrôle régulier pour « décourager ces abus et faire respecter toute la règlementation de la RDC en matière du travail et veiller à l’application des sanctions prévues ».

Cette décision du ministre n’est pas sans conséquence. 

« Des milliers de travailleurs congolais, qui dépendent de ces structures, pourraient se retrouver brusquement sans emploi”, alerte l’ex -DG a.i de l’ONEM, Isabelle Ebambi.

“Les entreprises qui font appel à ces sociétés verront leurs activités perturbées et, plus largement, l’équilibre de notre économie » risque d’être perturbé aussi, dit Ebambi.

“Cette décision pourrait entraîner une crise qui ne reflète sans doute pas pleinement l’esprit de l’instruction donnée lors du dernier Conseil des ministres”, estime -t-elle.

Pour elle, “une telle décision pourrait être perçue comme contradictoire à l’engagement constant du président de la République en faveur de la création de millions d’emplois”.

La décision gouvernementale intervient après des manifestations des congolais travaillant pour des indiens, pakistanais, chinois et libanais. 

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