La Belgique contre la condamnation de Jean – Jacques Wondo en RDC

Le royaume de Belgique s’est opposé à la condamnation à mort de son citoyen d’origine congolaise Jean – Jacques Wondo dans le box de 37 prévenus condamnés dans le procès contre le coup d’état manqué du 19 Mai 2024. 

La Ministre belge des affaires étrangères Hadja Lahbib a téléphoné sa collègue congolaise Thérèse Kayokwamba après la condamnation, vendredi dernier, à mort de Jean – Jacques Wondo. “J’ai insisté sur l’opposition absolue de la Belgiqueà la peine de mort”, a-t-elle déclaré. 

“Le droit à la défense doit toujours être respecté”, déclaré la cheffe de la diplomatie belge. 

Conseiller de l’administrateur général de l’agence nationale de renseignements (ANR), M. Wondo a été présenté par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa – Gombe comme étant le « concepteur » et « auteur intellectuel » de ce qui a été présenté comme un coup d’État manqué.

Bien avant l’appel de la ministre belge des affaires étrangères, le SPF Affaires étrangères de Belgique s’est dit « surpris » de la condamnation de Jean-Jacques Wondo « compte tenu du peu d’éléments fournis lors du procès » et trouve cette sentence capitale « particulièrement inquiétante ». 

Olivier Kamitatu, porte-parole de l’opposant Moïse Katumbi, a estimé dans une publication sur X que cette situation soulève une “indignation profonde et appelle à une prise de conscience urgente de la part de la communauté internationale et de tous les congolais ! “. 

inacceptable

M.  Kamitatu a dénoncé une “honte inacceptable et une nouvelle preuve de la dérive inquiétante du régime Tshisekedi”. 

Pour cet opposant, “Sacrifier un innocent, qui de surcroît est un des experts reconnus des affaires de l’armée, pour détourner l’attention des véritables commanditaires de ce prétendu coup d’État est d’une lâcheté intolérable”.

Dans un climat où l’intelligence et l’humanité, selon lui, “semblent absentes parmi ceux qui gouvernent, on s’inspire des pendus de la Pentecôte pour orchestrer une mise en scène qui pourrait constituer un acte fondateur d’une tyrannie implacable”.

Critique acerbe, M. Kamittau a estimé que le régime de Tshisekedi “est prêt à tout pour se maintenir, même au prix de l’injustice la plus cruelle et de la souffrance des innocents”. 

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