UDPS : Les caciques s’accordent à rester en désaccord 

Les tensions internes au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), parti présidentiel, persistent malgré la rencontre de réconciliation organisée le week-end dernier par le chef de l’État Félix Tshisekedi avec les camps rivaux menés par Déo Bizibu et Augustin Kabuya.

Deux communiqués distincts, publiés à 24 heures d’intervalle, témoignent de la poursuite de la bataille d’influence au sommet de la formation politique.

Dans un arrêté daté du 24 septembre 2025, Déo Bizibu, secrétaire général intérimaire, a procédé à la désignation des membres d’une commission chargée de la mise en œuvre des orientations et des conseils de la Haute Autorité de référence du parti. Neuf personnalités, parmi lesquelles Marcelin Bilomba Mbale (coordonnateur), Célestine Mansanga Kibanda (coordonnatrice adjointe) et l’universitaire Emmany Ngoyi Dioko, figurent sur cette liste.

Selon le texte signé par Bizibu, cette initiative vise à garantir « l’application intégrale » des directives arrêtées lors des assises de l’UDPS.

De son côté, Augustin Kabuya, président ad intérim du parti, a convoqué le 23 septembre, à travers un communiqué officiel, une réunion extraordinaire de l’Exécutif national pour ce jeudi 25 septembre à 14 heures.

L’ordre du jour portera sur les directives issues des échanges entre Félix Tshisekedi et la Haute Autorité politique de référence, tenus à la cité de l’Union africaine les 19 et 20 septembre. Kabuya annonce également une grande activité de restitution prévue le samedi 27 septembre sur l’esplanade du siège national de l’UDPS à Limete, destinée à mobiliser toutes les structures de base.

Ces prises de position parallèles mettent en évidence la difficulté de parvenir à une harmonisation effective des actions au sein du parti présidentiel. Alors que le camp Bizibu s’emploie à institutionnaliser une commission interne, celui de Kabuya affirme son contrôle sur l’organe exécutif et l’agenda politique.

Pour les observateurs, cette rivalité, qui perdure malgré la médiation directe du chef de l’État, illustre la compétition pour le leadership de l’UDPS et pourrait, si elle n’est pas résolue, fragiliser la cohésion du parti à l’approche de futures échéances politiques.

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