L’opposant Trésor Buti Malema, cadre du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, a plaidé mercredi pour une “réinvention de la gouvernance” en République Démocratique du Congo (RDC), estimant que le pays doit rompre avec “des décennies de gestion improvisée” et adopter un modèle fondé sur “la planification, la performance et la responsabilité”.
Selon lui, “le développement ne peut plus reposer sur des intentions floues ou des décisions ponctuelles, mais doit s’appuyer sur une vision claire, des objectifs mesurables et une mobilisation cohérente des ressources”.
M. Buti Malema a insisté sur la nécessité d’“instaurer une culture de résultats”, où chaque action publique doit être guidée par l’impact concret sur les citoyens.
“Une route construite, une école financée, un service amélioré doivent être pensés comme des investissements stratégiques dans le capital humain et territorial du pays”, a-t-il affirmé, ajoutant que “le véritable rendement, c’est le progrès partagé et la confiance rétablie”.
L’opposant a également dénoncé le favoritisme dans les nominations publiques, appelant à le remplacer par des critères de mérite, compétence et intégrité.
“Le rôle de l’État n’est pas de protéger des intérêts individuels, mais de garantir l’intérêt général”, a-t-il soutenu, en prônant la valorisation des talents, y compris ceux issus de la diaspora.
Pour Trésor Buti Malema, cette approche rigoureuse doit s’accompagner d’un système de responsabilité.
“Dans une République responsable, chacun doit répondre de ses actes. Si un responsable public ne remplit pas ses fonctions, il doit être remplacé — non par vengeance, mais par exigence de service”, a-t-il déclaré.
Le cadre d’Ensemble pour la République a enfin souligné que la RDC “ne peut plus se permettre de naviguer à vue”, exhortant à bâtir un État transparent, efficace et inclusif, “qui place le citoyen au cœur de toutes ses décisions”.

