Le président congolais Félix Tshisekedi a présidé lundi à Kinshasa une réunion interinstitutionnelle axée sur la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, la rentrée parlementaire imminente et l’accélération des réformes en cours, a indiqué le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, chargé d’en livrer le compte rendu officiel.
Autour du chef de l’État étaient réunis le président du Sénat Sama Lukonde, la Première ministre Judith Suminwa ainsi que le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuketa Badibanga, qui assume également la présidence du Conseil supérieur de la magistrature.
Cette rencontre, inscrite dans la tradition des concertations interinstitutionnelles initiées depuis plusieurs années, visait selon ses organisateurs à « renforcer la cohésion et la coordination » entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, dans un contexte marqué par de vives tensions sécuritaires et de lourds défis socio-économiques.
Le premier dossier abordé a concerné la situation sécuritaire dans l’Est du pays, notamment dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu. Cette région frontalière du Burundi et du Rwanda reste régulièrement le théâtre de violences armées et d’affrontements impliquant groupes armés locaux et étrangers.

« Le président de la République continue à chercher des solutions à travers une mission gouvernementale diligentée pour aller à Uvira », a expliqué M. Kamerhe, soulignant que le chef de l’État avait exprimé sa « préoccupation constante » quant à la sécurité des populations civiles dans cette partie du territoire national.
Le deuxième point inscrit à l’ordre du jour concernait la rentrée parlementaire de septembre, une session traditionnellement consacrée à l’examen du projet de loi de finances, mais aussi à des réformes structurelles attendues.
Le président Tshisekedi a exhorté les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat à « assurer une rentrée parlementaire sereine », recentrée sur les « priorités nationales et les attentes du peuple congolais ».
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté de la RDC à travers « des discours responsables » et de défendre l’intégrité territoriale ainsi que les droits humains, particulièrement ceux des populations de l’Est victimes des violences récurrentes.
Enfin, la réunion a abordé la question de la collaboration entre le gouvernement et le Parlement pour l’adoption et la mise en œuvre des réformes en cours.
« Le président de la République voudrait qu’on imprime une grande vitesse à toutes ces réformes », a déclaré M. Kamerhe, précisant que celles-ci concernent « tous les secteurs de la vie nationale », de la gouvernance institutionnelle aux finances publiques, en passant par la justice et l’économie.
Pour ce faire, la coordination entre l’exécutif, conduit par Mme Suminwa, et les deux chambres du Parlement sera « renforcée afin d’éviter tout retard dans l’agenda législatif ».

