Révision de la Constitution : Augustin Kabuya s’attaque à l’Eglise et au clan Kabila 

Le secrétaire général du parti présidentiel congolais (NDLR … UDPS/Tshisekedi) a désapprouvé la mise en garde faite par l’église catholique et le camp de l’ex-président Joseph Kabila après l’annonce du Président de la République Félix Tshisekedi de révision imminente de la constitution. 

M. Kabuya, député de son état, a lors d’un rassemblement, mardi, au siège de son parti, dénoncé des  “conciliabules avec des politiciens en soutane”.

“Le peuple n’est pas dupe”, dit-il, visiblement, au front commun pour le Congo de Joseph Kabila. 

“Vous avez détruit ce pays en deux décennies avec une gestion chaotique”, a-t-il asséné. 

Il leur a rappelé aussi qu’ils ont “révisé la Constitution en 2011 pour s’éterniser au pouvoir” 

Et de s’interroger : “aujourd’hui, vous vous présentez en donneurs de leçons ?”.

Kabuya estime que “malgré vos multiples déclarations incendiaires, notre peuple demeure derrière la vision de son président élu”, Félix  Tshisekedi. 

Le chef de l’UDPS est d’avis que l’actuelle constitution « bloque » le Président Tshisekedi dans la concrétisation de certaines de ses promesses de campagne. 

Les évêques catholiques réunis au sien de la conférence épiscopale du Congo (CENCO) ont appelé à une « mobilisation générale » pour décourager l’initiative du Président Félix Tshisekedi de révision ou changement de la constitution, un projet qu’ils qualifient de « dangereux » pour le pays.

Mgr Donatien N’shole, porte-parole de l’épiscopat catholique (CENCO) a appelé le Président Tshisekedi à ne pas écouter « ses collaborateurs, qui ne voient pas plus loin que leurs ventres, leurs familles, leurs pouvoirs ». Lui seul, a-t-il prévenu, « assumera la responsabilité de ce qui arrivera »

Le camp de Joseph Kabila a désapprouvé toute « forfaiture » visant à réviser la constitution. Le FCC appelle à « mobiliser notre peuple et faire barrage » au projet de Tshisekedi. 

Le peuple « va se lever, uni comme un seul homme, pour défendre ses droits légitimes inaliénables, un temps spoliés, reconquis de haute lutte, aujourd’hui de nouveau menacés: sa liberté et sa souveraineté », lit- on dans un communiqué du FCC. 

Sans les Églises catholique (CENCO)  et protestante (ECC), la Plénière de la Plateforme de Confessions religieuses a pour sa part décidé « d’organiser un forum qui va rassembler les intelligences des Confessions religieuses afin de mieux éclairer sa religion sur la question de la Révision ou du Changement de la Constitution ».  

Dans l’entretemps, elle a invité les acteurs politiques et de la Société civile à la « responsabilité et à dépassionner le débat afin de préserver la cohésion et l’unité nationale ».

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