Le Président Félix Tshisekedi revenu de Chine a condamné la tentative d’évasion, la nuit du 1er qu 2 septembre à la prison centrale de Makala, soldée par un bilan controversé de 129 morts parmi les détenus.
Le Président dirigeant le conseil des ministres extraordinaire lundi 09 septembre 2024 à la cité de l’union africaine a condamné un événement « inacceptable » d’une « gravité extrême » sans exclure l’hypothèse d’une « main noire » tendant à « saper les efforts du Gouvernement, lorsque il a été observé une autre tentative maitrisée à Bunia en date du 07 septembre 2024 ».
Il a rappelé sans épiloguer sur le bilan que « toute vie humaine est sacrée et mérite toute son attention ».
Les forces de défense et de sécurité ont été appelés à la « vigilance accrue ».
M. Tshisekedi a ainsi chargé le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, et le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour parachever le rétablissement complet de l’ordre au Centre Pénitentiaire de Rééducation de Kinshasa (CPRK) ».
Les forces de défense et de sécurité, en association avec les équipes régulières de la prison, doivent « assurer un contrôle total et permanent de la situation afin de prévenir toute nouvelle tentative du genre », a indiqué le président d’après le compte-rendu officiel de la réunion .
Les deux membres du gouvernement devraient lui soumettre dans une semaine, « les conclusions de l’enquête en cours, qui devrait déterminer les causes exactes de cet incident ».
« Cette enquête devra aussi établir les responsabilités, et des sanctions appropriées seront appliquées aux fauteurs de troubles, qu’ils soient internes ou externes à l’établissement carcéral concerné », lit – on.
Un service de renseignements dans les prisons
Les deux ministres ont été invités à « lancer immédiatement », autour des
acteurs du secteur, une réflexion sur la possibilité de créer un Service National
du Renseignement Pénitentiaire.
« Ce dernier devrait être capable d’anticiper et de prévenir de telles tragédies à
l’avenir et aura notamment pour missions de coordonner efficacement la
surveillance et la sécurité au sein de nos établissements pénitentiaires », d’après le Président.
En attendant le retour du Président qui participait au sommet Chine – Afrique, le ministre de la justice Constant Mutamba avait suspendu le directeur de prison, fait arrêter quelques responsables de l’administration pénitentiaire et ordonné l’ouverture d’un procès contre les présumés auteurs de viol des détenues et vandalisme. Sept des 11 pavillons de la prison ont été vandalisés, y compris une partie du bâtiment administratif.

