Au 1er Septembre 2024 avant ce que l’opposition et la société civile ont qualifié de « carnage » ou « exécutions extrajudiciaires » à la prison regorgeait 15 005 détenus, selon la fondation bill Clinton pour la paix (FBCP).
« En date du 6 Septembre 2024, l’effectif est réduit à 13009 détenus, en dehors de 100 prisonniers transférés à la Prison Militaire de Ndolo, accusés d’avoir participé aux viols, incendies et destructions méchantes », déclare le responsable de cette ONG de defense des droits de prisonniers et détenus en RDC.
Les sources d’Emmanuel Adu Cole renseignent que « plus de 200 femmes sur 320 ont été violées par les prisonniers et détenus préventifs »
L’ONG constate que le nombre des décès avancé par le Gouvernement Congolais est « erroné ».
Car, poursuit l’organisation, « si nous devons faire un calcul simple de 15005 détenus au jour du 1er septembre – 13 009 le 06/09/2024- 100 détenus transférés à la Prison Militaire de Ndolo donne une différence d’un nombre supérieur à 129 décès avancé par le Gouvernement »
Où sont les autres ?
La FBCP demande une « enquête lnternationale et indépendante pour déterminer la vraie cause de ce carnage que nous considérons comme non assistance à personne en danger de mort selon Article 16 de la Constitution Congolaise du 18 février 2006 pour que cette enquête ne soit pas comme celle du 17 Mai 2017 , où il y avait plus de 4 000 évadés, décès, blessés et dégâts matériels ».
Contestée par le conseil supérieur de la magistrature (CSM), la décision du ministre de la justice et garde des sceaux Constant Mutamba Tungunga interdisant le transfert de non – condamnés et suspects à Makala est soutenu par la FBCP qui appelle les autorités à « fermer et nettoyer » de la RDC, tous les cachots clandestins.

