Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga, a lancé la campagne de vulgarisation de l’édit portant réglementation du secteur funéraire dans cette province, une initiative visant à mettre fin aux abus et au désordre observés dans l’organisation des funérailles.
Selon Mateus Kanga, cet édit est né d’un « constat amer » face aux pratiques qui, selon lui, perturbent de plus en plus la tranquillité publique et portent atteinte à la dignité des personnes décédées.

Le président de l’Assemblée provinciale dénonce notamment les tapages diurnes et nocturnes, les barricades érigées sur les voies publiques, les chants et danses jugés obscènes, les jets de pierres, ainsi que certaines pratiques qu’il qualifie d’atteintes à la mémoire des défunts et aux normes sanitaires.
Il évoque également la maltraitance des veuves, estimant que ces dérives « ne relèvent plus du simple deuil », mais constituent désormais une menace pour la paix sociale et le vivre-ensemble.
L’édit prévoit notamment l’enregistrement obligatoire des décès, l’encadrement du transport et de la conservation des corps, ainsi que des règles relatives à l’inhumation, l’exhumation et la crémation.
Le texte prévoit également des sanctions à l’encontre des contrevenants, lesquelles viennent s’ajouter à celles déjà prévues par le Code de procédure pénale congolais, a précisé Mateus Kanga.
La campagne de vulgarisation est prévue pour une durée de trois mois supplémentaires, après une première période de trois mois déjà écoulée, avant l’entrée en vigueur effective de l’édit.
À travers cette réforme, le président de l’Assemblée provinciale dit vouloir contribuer à l’instauration d’un cadre funéraire respectueux de la dignité humaine, de la sécurité publique et des normes sanitaires.
« Parce que respecter nos morts, c’est respecter notre humanité », a-t-il souligné.

